Thermomètre, Baromètre et Pendule murale par F. Berthoud, Paris ép louis XV vers 1765.

Thermomètre, Baromètre et Pendule murale par F. Berthoud, Paris ép louis XV vers 1765.

Baromètres

Epoque : XVIIIe siècle

Style : Louis XV

Dimensions :
Largeur : 34 cm
Hauteur : 118 cm

Etat : Superbe état


Description :

Thermomètre, Baromètre et Pendule murale par F. Berthoud, Paris ép louis XV vers 1765.

 

Luxueux objet scientifique faisant office de pendule, de baromètre et de thermomètre.

De forme violonée il arbore un placage de palissandre agrémenté de bronzes finement ciselés et dorés.

Le grand cadran émaillé du baromètre, avec des aiguilles en laiton découpé et acier bleui, indique les plages météorologiques allant de « Beaux temps » à « Tempête », il est signé « Ferdinand Berthoud à Paris».*

Au dessus, le cadran émaillé de l’horloge indique les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes, il est également signé « Ferdinand Berthoud ».

Enfin, un thermomètre en verre gradué sur une plaque émaillée blanche signale la température en degré Réaumur, comme c’était le cas en France au milieu du 18 ème siècle.

( Le degré Raumur vaut 1,25 degré Celsius)

La valeur de graduation est comprise entre -28 degrés et + 45 degrés.

Les températures record de froid pour Paris, en 1709 (-15 degrés) , 1740, 1742 et 1754 , mais aussi la température polaire de la ville russe de St Petersbourg -21 ou encore de celle de Pondichery ( +33 degrés) sont indiquées.

D’autres mentions, comme la chaleur adéquate pour la chambre d’un malade, nous renseignent sur les usages de l’époque.

 

Le mouvement d’origine, avec sa suspension à fil de soie, est signé « Ferdinand Berthoud »  au revers sur la platine.

Les ressorts sont signés « Richard Janvier 1769 »*

 

La caisse en chêne et le cache arrière sont estampillés « St Germain » et « JME ».*

 

Riche ornementation de bronzes finement ciselés à froid et dorés au mercure, attribuables au bronzier Jean Joseph de St Germain.*

 

Parfait état de conservation, dorure d’origine, parfait état de marche de la pendule et du thermomètre, tube du baromètre absent, restauration d’usage à la marqueterie.

 

Travail de l’horloger mécanicien du roi et de la marine Ferdinand Berthoud, Paris époque Louis XV vers 1765-1770.

 

Hauteur : 118 cm ;  Largeur : 34 cm

 

Provenance : Château en normandie

 

Modèle similaire par Ferdinand Berthoud au Getty Museum (N° inventaire 2015.59)

 

Modèles proches :

 

Metropolitan muséum de New York (N° inventaire 1982.60.52)

Victoria and Albert Muséum (N° inventaire 1097.1882)

Collection du château de Hauteville, Hotel des ventes de Genève 12 Septembre 2015 (31720 francs suisses)

Vente le Gôut Steinitz III, 6 Décembre 2007, Christies Londres lot 135 ( 36 500 GBP)

 

* Ferdinand Berthoud, né le 18 mars 1727 à Plancemont-sur-Couvet (Principauté de Neuchâtel, Royaume de Prusse) et mort à Groslay le 20 juin 1807, est un horloger et chercheur neuchâtelois. Il accède à la maîtrise d’horloger à Paris en 1753. Celui qui occupa la position d’Horloger Mécanicien du Roi et de la Marine, laisse une œuvre d’une ampleur exceptionnelle, notamment dans le domaine des chronomètres de marine.

 

*Etienne-Claude RICHARD, Fabricant de ressorts,  né en 1747 apprenti en 1767, Maître en 1775.

 

* Joseph de Saint-Germain (1700-1769), reçu maitre ébéniste le 31 juillet 1750. Cet artisan, fut le père du fondeur Jean-Joseph de Saint-Germain (1719-1791).

Il se spécialise dans la confection de caisses et de boites en bois pour horloges.

Il travaille tout d’abord comme ouvrier libre au faubourg St Antoine libre avant d’être reçu maitre ébéniste en 1750, conformément aux nouveaux statuts de la Jurande.

 

*Jean-Joseph de St Germain (1719-1791) reçu maitre fondeur en terre et sable par chef d’oeuvre le 15 Juillet 1748.

Il est un des plus grands bronziers du règne de Louis XV.

En 1765 il devient juré de la guilde des fondeurs-ciseleurs , défendeur acharné des droits d’auteurs , il propose et fait voter l’obligation pour les bronziers de signer leurs ouvrages.

En effet comme il l’indique dans une étiquette publicitaire de son atelier de la rue St Nicolas : il vend « toutes sortes de boetes et garnitures en ormolu » et « fait les dessins et modelles en cire »

Il est le créateur de nombreux modèles à succès comme le cartel aux deux chinois, la pendule aux rhinocéros , à l’éléphant, au taureau …. et donc un des artistes les plus copié de son vivant.

 

 

 

Notre avis:

 

Notre pièce associe les talents du père et du fils St Germain, à ceux du mécanicien du roi Ferdinand Berthoud.

Les thermomètres et les baromètres sont réservés à une élite jusqu’au règne de Louis XVI, ils sont de véritables objets scientifiques que trés peu d’ingénieurs savaient produire.

Une faible quantité de modèles de cette époque nous sont parvenus et parmi les plus beaux, figure notre pièce et son pendant qui fait parti des collections du Getty Museum de Los Angeles.

En raison de la grande réputation de Ferdinand Berthoud, qui travailla abondamment pour le roi, beaucoup de copies portant son nom furent produites durant le 19 ème siècle, et c’est pour cette raison précise que notre exemplaire fût mal expertisé par le passé, c’est à dire donné comme de style Louis XV , avec des éléments anciens.

 

Un démontage méticuleux de la totalité des pièces et une étude comparative approfondie nous permettent d’affirmer que notre pièce date de l’époque Louis XV, plus précisément de la période 1765-1770.

 

En effet :

 

Le Getty Museum possède un modèle pratiquement identique. (N° inventaire 2015.59)

 

Au niveau de la structure, l’âme en bois présente un revers laqué noir, conformément aux caisses des cartels de l’époque, les traces de ciseaux à bois (pour l’adaptation du tube et de la cloche) laissent apparaitre un rougissement naturel du chêne, tel que l’on peut le voir sur les pièces séculaires datant de l’ancien régime.

Les arrêtes du cache arrière sont limées, pour une finition parfaite.

L’estampille de l’ébéniste « St Germain » est identique en taille et en caractère à plusieurs autres pièces du maître ébéniste anciennement dans notre collection.

Cette attribution est en outre confirmée par la présence d’un baromètre de forme similaire estampillé « St Germain » et « JME » dans les collections du château de Drottningholm à Stockholm, ce qui ne laisse planer aucun doute sur la paternité du modèle.

 

La totalité des bronzes présentent une fonte au sable, une ciselure à froid et une dorure qui sont caractéristiques du règne de Louis XV.

Les deux lunettes, le cerclage du thermomètre et les bronzes ont une dorure homogène.

Certaines vis de fixation des bronzes sont encore d’origine, tout comme les crochets du cache arrière ou la roulette en ivoire du baromètre.

 

Au niveau des instruments, les trois cadrans présentent le même contre-émail.

Un cadran identique à celui de notre baromètre se trouve sur un régulateur de parquet à trois cadrans signé Berthoud. (Lot 236, vente du mobilier du château de Vaux-Praslin , 5 Avril 1875)

Un autre cadran trés proche est visible sur un deuxième régulateur de Ferdinand Berthoud,  publié page 281 du livre de J.D Augarde  « Les Ouvriers du temps ».

Sur ces deux régulateurs, Berthoud inclus comme sur notre pièce et sur celle du Getty, les mêmes fonctions. ( Baromètre, horloge et thermomètre)

Le mouvement qui est indéniablement d’origine possède des ressorts signés « Richard » et datés « 1769 ».

Par ailleurs les lunettes d’origine présentent des oeillets de fixation en façade, qui sont similaires à celles présentes sur l’exemplaire du Getty Museum.

Ces oeillets et le diamètre atypique des deux mouvements nous prouvent qu’ils furent produit spécialement pour ce type d’instrument.

 

L’oeuvre que nous présentons est donc entièrement d’origine, il s’agit tout simplement d’une pièce de musée qui représente parfaitement la quintessence des arts décoratifs et le génie du règne de Louis XV.

38,00 €

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